Service de Médecine fœtale
Le Service universitaire de Médecine fœtale propose un accompagnement spécialisé pour s'assurer du bon développement du bébé pendant la grossesse.
Il permet de détecter précocement certaines anomalies ou complications éventuelles et de mettre en place un suivi adapté, en lien étroit avec les futurs parents.
En bref
Vous êtes enceinte. Félicitations !
Réparti sur le site Citadelle et celui de ND Bruyères (CHU de Liège), le Service de Médecine fœtale vous accompagne dans votre grossesse :
- lors des échographies de grossesse
- lors de la mise en place d’un suivi adapté lorsque des anomalies sont détectées, via le Centre de Diagnostic anténatal
Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire expérimentée, travaillant en étroite collaboration afin d’assurer un suivi de grossesse adapté à chaque situation.
Spécialités du Service
- Échographies de datation, morphologique et de croissance
- Dépistage précoce des anomalies morphologiques et chromosomiques
- Évaluation du risque de pré-éclampsie
- Échographie pathologique
- Amniocentèse
- Ponction de trophoblaste
Biologie clinique (LaboCita)
Centre de Procréation Médicalement Assistée (CPMA)
Gynécologie-Obstétrique
Sur le site Citadelle, les consultations du Service de Médecine fœtale se déroulent route B459.
Comment bien se préparer avant une consultation ?
Avant de vous rendre en consultation, nous vous demandons de préparer toute une série d'informations et de documents (liste de vos médicaments, vos antécédents, les résultats de vos derniers examens, ...). Nous vous invitons également à lister les questions que vous souhaitez poser au spécialiste rencontré.
Tout savoir sur votre consultation (préparation, déroulement, annulation ou report de rendez-vous)
L’échographie est un examen essentiel au suivi du bon déroulement de la grossesse.
L'échographie permet de suivre le développement de votre bébé tout au long de la grossesse. Elle aide à vérifier sa croissance, à étudier son anatomie et à s’assurer du bon déroulement de la grossesse
Trois échographies de dépistages sont recommandées sur la grossesse (une par trimestre). Elles sont prises en charge par l’INAMI et donc remboursées par votre mutuelle.
- Échographie du premier trimestre également appelée « échographie de datation », réalisée entre 11 et 13 semaines et 6 jours d’aménorrhée. Cette échographie permet de définir l’âge de la grossesse de façon assez précise et dès lors de fixer la date du terme, de connaître le nombre de fœtus et d’avoir déjà une première visualisation d’un certain nombre d’organes du jeune fœtus. Ce jour-là, vous serez également invitée à réaliser une prise de sang (diagnostic prénatal non invasif) à la recherche du risque de trisomie pour votre fœtus également appelé NIPT. Il est également possible de réaliser un dépistage de la pré-éclampsie.
- Échographie du deuxième trimestre, également appelée « échographie morphologique » est pratiquée entre 22 et 24 semaines d’aménorrhée. Cette échographie permet d’étudier la morphologie complète et détaillée du fœtus en vue de détecter d’éventuelles anomalies et d’évaluer la croissance et le bien-être du fœtus.
- Échographie du troisième trimestre, également appelée « échographie de croissance » réalisée entre 32 et 34 semaines d’aménorrhée. Cette échographie permet de refaire le point sur l’évolution de la morphologie du fœtale, de sa croissance mais également d’apprécier le bien-être du bébé ou encore de vérifier sa position dans le ventre en prévision de l’accouchement.
Ces 3 échographies sont suffisantes pour le suivi de la plupart des grossesses. Toutefois, en cas de difficulté d’analyse, d’anomalies fœtales suspectées ou de facteurs de risque particuliers, des échographies supplémentaires seront réalisées. On parle d’échographie de seconde intention ou de « diagnostic » qui sera réalisée par un échographiste du Centre de Diagnostic anténatal.
Nos réponses à vos questions
Oui. L’échographie utilise des ultrasons, sans rayonnement ionisant. Cet examen est considéré comme sûr pour la mère et pour le fœtus lorsqu’il est réalisé dans un cadre médical.
L’échographie est réalisée en position allongée. Une sonde est placée sur votre abdomen après application d’un gel. L’examen est indolore et dure en moyenne entre 20 et 30 minutes.
Dans la plupart des cas, aucune préparation spécifique n’est nécessaire. Veillez à ne pas appliquer de corps gras (exemple : crème anti-vergeture, huile) sur le ventre, car ces substances constituent une barrière aux ultrasons, ce qui donnera une image de moins bonne qualité.
L’échographie est pour vous, futurs parents, un moment de rencontre avec votre bébé.
Pour l’échographiste, cet examen doit répondre à des exigences médicales très strictes et nécessite beaucoup de concentration.
Afin que cet examen réponde aux attentes de chacun et d’en garantir la qualité, nous vous demandons :
-
de choisir un seul accompagnant pour être à vos côtés pendant l’examen
-
de ne pas venir avec des enfants. En effet, l’échographie reste pour eux très abstraite et ils ne peuvent pas rester attentifs pendant toute la durée de l’examen, et risquent de perturber les futurs parents et le médecin
-
de poser vos questions en début ou en fin d’examen
-
de ne pas réaliser de photo ou vidéo : l’échographiste vous remettra des clichés de votre futur bébé
Les progrès techniques et la réalisation des échographies par des médecins formés et expérimentés ont permis d’améliorer le taux de détection des malformations. Toutefois, cet examen n’est pas parfait et n’est pas une « garantie à 100 % » que le nouveau-né sera en bonne santé.
En effet, une anomalie, bien que présente au moment de l'examen, peut ne pas être détectée même si l’examen est parfaitement réalisé (exemple : mauvaises conditions d'examen liées à la position fœtale, à la quantité de liquide amniotique ou au surpoids maternel).
En cas de difficulté, l’échographiste peut vous programmer un contrôle ultérieur.
Par ailleurs, toutes les malformations ne sont pas détectables en échographie. On estime que l’échographie permet de dépister environ 70 % des malformations congénitales. Certaines anomalies, comme des maladies génétiques ou la trisomie 21, ne s’accompagnent pas forcément d’une anomalie détectable à l’échographie.
D’autres anomalies ou handicaps ne se révèlent qu’après la naissance et ne sont donc pas diagnosticables pendant la grossesse.
Il est également possible qu'une image paraisse faussement anormale ou qu'une anomalie – absente au 2e trimestre – apparaisse au 3e trimestre.
L’échographie morphologique se fait principalement en 2D, ce qui donne des images en noir et blanc.
Il ne faut pas confondre l’échographie morphologique avec l’échographie 3D, souvent associée aux images très réalistes du visage du bébé, comme une photo couleur.
Certains gynécologues proposent d’utiliser la technique de surfaçage 3D pour vous donner un aperçu plus réaliste du visage du bébé. Ceci n’est toutefois pas indispensable pour réaliser un examen morphologique de qualité et n’est pas toujours possible car cela dépend de la position fœtale.
Rendez-vous
En cas d’anomalie fœtale suspectée lors de l’échographie de dépistage ou en cas de facteurs de risque particulier, l'équipe universitaire du CHU Liège, spécialisée dans le diagnostic anténatal, vous prendra en charge.
Le Service universitaire de Gynécologue-obstétrique est située sur deux sites (site Citadelle et site ND Bruyères) ; nos Centres de Diagnostic anténatal travaillent donc en étroite collaboration.
Un accompagnement personnalisé
Le Centre de Diagnostic anténatal accompagne les parents au cas par cas tout au long de leur parcours afin de :
- Confirmer le diagnostic et discuter des possibilités de prise en charge
- Assurer la continuité des soins en fonction des options discutées et choisies avec les parents
- Les accompagner et les soutenir dans leurs réflexions et dans leurs choix (qui peuvent aller jusqu’à la question du maintien ou de l’interruption médicale de la grossesse dans le cas de problèmes sévères), tout en respectant et en tenant compte de leurs convictions (philosophiques, religieuses)
- Anticiper le suivi à long terme
- Assurer la transmission des informations entre les différents professionnels qui interviennent dans la prise en charge
- Confirmer le diagnostic et discuter des possibilités de prise en charge
- Assurer la continuité des soins en fonction des options discutées et choisies avec les parents
- Les accompagner et les soutenir dans leurs réflexions et dans leurs choix (qui peuvent aller jusqu’à la question du maintien ou de l’interruption médicale de la grossesse dans le cas de problèmes sévères), tout en respectant et en tenant compte de leurs convictions (philosophiques, religieuses)
- Anticiper le suivi à long terme
- Assurer la transmission des informations entre les différents professionnels qui interviennent dans la prise en charge
Une équipe pluridisciplinaire
Elle est composée de gynécologues-obstétriciens spécialisés en diagnostic anténatal, de sage-femmes, de pédiatres, de néonatologues, de chirurgiens pédiatriques, qui travaillent en étroite collaboration avec leurs confrères d’autres disciplines (imagerie médicale, laboratoire, génétique, …). Les psychologues, les assistantes sociales, ainsi que le Service d’accompagnement spirituel peuvent également intervenir en fonction des besoins des parents.
L’équipe travaille étroitement avec le MIC et le Service de Néonatologie. La sage-femme coordinatrice constitue la plaque tournante de cette équipe et le relais privilégié pour les parents.
Examens et interventions
C'est une échographie de deuxième intention ou de « diagnostic ».
Il s'agit d'un examen plus approfondi qu’une échographie de dépistage, effectuée en raison d’un risque accru d’anomalie fœtale ou lorsqu’une anomalie est suspectée par l’examen de dépistage.
Cette échographie sera réalisée par un échographiste expérimenté qui confirmera (ou infirmera) l’anomalie suspectée et qui adaptera la surveillance en fonction du risque fœtal.
Ces examens peuvent être répétés en cas de nécessité d’une surveillance fœtale accrue, par exemple en cas de retard de croissance intra-utérin ou en cas d’infection maternelle (cytomégalovirus, toxoplasmose,…).
L'amniocentèse et la ponction de trophoblaste consistent à prélever soit du liquide amniotique, soit un petit morceau de placenta (trophoblaste) afin de réaliser des analyses génétiques.
Ces prélèvements peuvent être demandés du fait d’antécédents personnels ou familiaux, ou du fait de résultats de prise de sang ou d’échographies réalisées pendant la grossesse actuelle.
La ponction de trophoblaste est habituellement effectuée entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée.
L’amniocentèse ne peut être réalisée qu’à partir de 15 semaines d’aménorrhée.
En cas de maladie grave et non curable au moment du diagnostic ET à la demande des parents, une interruption médicale de grossesse peut être envisagée.
La plupart des Interruptions Médicales de Grossesse (IMG) sont réalisées en raison de la mise en évidence d’une atteinte fœtale.
Les motifs fœtaux d’interruption sont les maladies génétiques, les anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21, 18 et 13, les malformations fœtales sévères et les infections.
Dans certains cas, l’enfant à naitre ne survivra pas à la naissance ou décèdera dans ses premières années de vie. Dans d'autres, la survie de l’enfant n’est pas en jeu, mais il sera porteur d’un handicap sévère, physique ou mental. C’est le cas par exemple de la trisomie 21 ou de certaines malformations cardiaques sévères ne pouvant être opérées.
Elle reprend toutes les étapes importantes ainsi que les alternatives à l’IMG, afin de permettre à chacun de relire au calme les explications données par le médecin, les sage-femmes.
L’équipe ainsi que votre gynécologue restent bien entendu à votre disposition et seront présents pour vous soutenir tout au long de ce processus.
Rendez-vous
Documentation patient