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Les examens de dépistage pendant la grossesse

Les dépistages effectués pendant la grossesse sont essentiels pour surveiller votre santé et celle de votre bébé. Ces examens permettent de détecter précocement et de prévenir certaines complications et de mettre en place un suivi adapté si nécessaire.  

Premier trimestre

Il existe plusieurs dépistages qui sont réalisés par prise de sang au tout début de la grossesse. Il vous sera demandé de réaliser cette prise de sang à jeun afin d’étudier votre taux de sucre, le fonctionnement de votre thyroïde, la numération des différents éléments sanguins (plaquettes, hémoglobine,…), etc. Nous étudierons également votre statut sérologique (ce sur quoi vous êtes immunisée ou non) afin de vous conseiller au mieux pour la prévention des infections congénitales potentielles.  

  • Toxoplasmose
    La toxoplasmose est une infection parasitaire qui peut être transmise au bébé et entrainer des malformations congénitales. Une prise de sang est dès lors réalisée en début de grossesse pour vérifier si vous avez déjà été exposée à la toxoplasmose et si vous êtes immunisée. Si vous ne l’êtes pas, il est recommandé d’éviter la consommation de viande crue ou mal cuite, celle de légumes non lavés, les contacts avec les chats et le jardinage. Une deuxième prise de sang sera répétée à la fin du premier trimestre ou au début du second trimestre.

     

  • CMV (cytomégalovirus)
    L’infection au cytomégalovirus est une infection virale. Le virus peut être transmis au bébé et entrainer des complications chez celui-ci. Une prise de sang sera réalisée au début du premier trimestre afin de savoir si vous êtes immunisée. Si vous ne l’êtes pas, des précautions telles qu’éviter les contacts avec les sécrétions des enfants en bas-âge sont nécessaires. Une deuxième prise de sang sera répétée à la fin du premier trimestre ou au début du second trimestre.

    D’autres dépistages sérologiques existent tels que le dépistage de la rubéole et du parvovirus. Les dépistages des infections sexuellement transmissibles peuvent également être réalisées (l’hépatite B, la syphilis, l’hépatite C et le VIH). En cas de symptômes ou de facteurs de risque identifiés, un prélèvement vaginal à la recherche du chlamydia ou du gonocoque peut être proposé. 

  • Dépistage des trisomies 13, 18 et 21
    Entre la 11ème et la 13ème semaine de grossesse, le NIPT (Non Invasive Prenatal Testing) aussi appelé DPNI (Dépistage Prénatal Non Invasif) est un test de dépistage de certaines anomalies chromosomiques et principalement les trisomies 13, 18 et 21. Cet examen est réalisé par analyse de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel.  

    Il est pratiqué à partir d’une prise de sang chez la maman et il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Cette prise de sang est réalisée juste après votre consultation de l’échographie du premier trimestre car avant, votre sang ne contient pas suffisamment d’ADN du bébé. Le formulaire de demande et le consentement éclairé seront remplis avec votre gynécologue.

    Les résultats sont disponibles, en général, 10 jours ouvrables après réception de l’échantillon. Ils sont communiqués directement par votre gynécologue. Ce test est remboursé. 

     

  • Dépistage de la prééclampsie  
    Dans le même temps que le NIPT et que l’échographie du premier trimestre existe le dépistage précoce de la prééclampsie. Il consiste en une mesure de la résistance de vos artères utérines à l’échographie, quelques questions sur votre histoire médicale et une prise de sang qui dose un marqueur de la placentation. Au terme de ce dépistage, si vous êtes à risque, une prescription d’aspirine à faible dose vous sera remise afin de réduire le risque de survenue de la prééclampsie. Vous pourrez prendre ce médicament de la 12ème semaine d’aménorrhée jusqu’à la 36ème. 

Deuxième trimestre

  • Échographie morphologique  
    Cette échographie est réalisée aux alentours de la 22ème semaine d’aménorrhée. Elle permet d’évaluer la croissance et le développement du fœtus et de détecter d’éventuelles malformations. Cet examen est non-invasif et permet de visualiser en détails les organes du bébé et de vérifier la position de votre placenta.  

 

  • Dépistage du diabète gestationnel  
    Ce dépistage se réalise en général entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse. Il consiste en un test de glycémie où, après le respect d’un jeûne de 12 heures, vous êtes invitée à boire une solution très sucrée et votre taux de glycémie sanguine est mesurée à jeun, après 1h et puis après 2h. 

    Si les résultats sont anormaux, vous serez référée chez nos collègues diabétologues afin de vous donner des conseils et des précautions pour éviter les hyperglycémies. En effet, le diabète gestationnel peut entrainer des complications chez le bébé (hypoglycémies notamment) de même qu’un poids de naissance plus élevé et un déclenchement entre 38 et 40 semaines d’aménorrhée. 

Troisième trimestre

  • Échographie du troisième trimestre  
    Cette échographie est réalisée aux alentours de la 32ème semaine d’aménorrhée. Elle permet d’évaluer la croissance et la position fœtale, la position du placenta en vue de l’accouchement ainsi que de détecter d’éventuelles malformations mineures.  

 

  • Dépistage du streptocoque du groupe B
    Le streptocoque B est une bactérie présente chez +- 25% des femmes au niveau vaginal et anal, sans symptôme ni danger pour la maman. Chez le nouveau‑né, en revanche, il peut parfois provoquer une infection juste après la naissance.

    C’est pourquoi on propose un frottis (prélèvement) vers 35–37 semaines d’aménorrhée. Ce prélèvement, réalisé avec un coton‑tige au niveau du vagin et de l’anus, est rapide et généralement indolore.

    Si le résultat est positif, des antibiotiques seront donnés à la maman pendant le travail pour protéger le bébé et réduire fortement le risque d’infection. Si le résultat est négatif, aucun traitement n’est nécessaire. 

  • Monitoring
    À partir de 39 semaines d’aménorrhée, le monitoring permet de surveiller le bien‑être de votre bébé en fin de grossesse, lorsque le terme approche. Cet examen enregistre en même temps le rythme cardiaque de votre bébé et vos contractions grâce à deux capteurs posés sur votre ventre. 

    L’objectif est de vérifier que votre bébé va bien, qu’il supporte correctement la fin de grossesse et, si des contractions sont présentes, qu’il les tolère sans signe de mal être. En cas d’anomalie, cela permet d’adapter rapidement la prise en charge (surveillance rapprochée, déclenchement de l’accouchement, etc.) afin de sécuriser au mieux votre accouchement et la santé de votre enfant.