Unité des Troubles du sommeil

L’Unité des Troubles du Sommeil est une unité spécialisée dans le diagnostic et la prise en charge des troubles du sommeil et de l’éveil. Elle réunit différentes disciplines médicales pour offrir une approche complète, à la fois diagnostique et thérapeutique, des pathologies telles que les apnées du sommeil, l’insomnie, les parasomnies, les hypersomnies, les mouvements anormaux durant le sommeil ou encore le syndrome des jambes sans repos. 

En bref 

L’Unité des Troubles du Sommeil est une structure pluridisciplinaire dédiée à la prise en charge des troubles du sommeil et de l’éveil. 

L’équipe se compose de médecins pneumologues, de neurologues, de psychologues et d’infirmiers spécialisés dans le domaine du sommeil

Pathologies prises en charge

  • Les troubles respiratoires liés au sommeil (tels que le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives)
  • L’insomnie chronique
  • Les parasomnies (bruxisme, somniloquie, somnambulisme, cauchemars, paralysies du sommeil, terreurs nocturnes, etc.)
  •  Le syndrome des jambes sans repos
  • Les mouvements périodiques des membres inférieurs
  • La somnolence divine 

En savoir plus sur ces pathologies

Services associés

Responsable

Médecins

Les consultations de l’Unité des Troubles du Sommeil se déroulent sur le site Citadelle (route A320 ou C105) ou sur le site Laveu.

Comment prendre rendez-vous ? 

Vous pensez souffrir de troubles du sommeil ? La première étape est d’en parler à votre médecin traitant. Après vous avoir interrogé et examiné, il pourra, si nécessaire, vous orienter vers notre Unité. Pour cela, il vous remettra une demande écrite à l’attention de l’unité des troubles du sommeil. 

Une fois ce document en main, vous pouvez contacter notre secrétariat au +32 (0) 4 321 70 45. 

En fonction de la demande de votre médecin et de plusieurs critères médicaux, la secrétaire vous proposera : 

  • Soit directement un rendez-vous pour un bilan de sommeil
  • Soit un premier rendez-vous en consultation spécialisée 

Dans la plupart des cas, après votre bilan de sommeil, vous serez informé de la suite par courrier ou par téléphone. Un rendez-vous de consultation est prévu quelques semaines après votre bilan, afin de vous remettre les résultats et de rédiger le rapport final destiné à votre médecin traitant. Il est important de ne pas manquer ce rendez-vous. 

Différents examens permettent d’évaluer la qualité du sommeil et d’identifier les troubles éventuels : 

  • Polygraphie de sommeil diagnostique 

Cet examen analyse en détail la qualité et la structure du sommeil. Des capteurs mesurent l’activité du cerveau, le tonus musculaire, la respiration, le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang et les mouvements des jambes. Un enregistrement vidéo complète l’observation afin de repérer d’éventuels mouvements ou sons pendant la nuit. 

L’examen peut sembler encombrant, mais il n’est pas douloureux. 

  • Polygraphie de sommeil de titration 

Cet examen permet de déterminer la pression d’air idéale pour corriger les troubles respiratoires nocturnes grâce à un appareil de ventilation (CPAP). 

L’infirmier ou l’infirmière adapte progressivement la pression afin d’obtenir le réglage qui assure une respiration régulière et un sommeil paisible. 

  • MSLT - Test des latences multiples d’endormissement  

Ce test évalue la tendance à s’endormir dans la journée et la qualité de la vigilance. 

Il est indiqué dans l’étude de pathologies telles que la narcolepsie ou l’hypersomnolence diurne. 

Au cours de la journée, la personne réalise plusieurs essais de sieste espacés d’environ 90 minutes. Le test mesure le temps nécessaire pour s’endormir et la présence éventuelle de phases de sommeil paradoxal. 

  • Polygraphie ventilatoire 

Cet examen mesure les paramètres respiratoires et cardiovasculaires pendant le sommeil. 

Il enregistre le taux d’oxygène dans le sang, le rythme cardiaque et les mouvements respiratoires. 

Cet examen est principalement utilisé pour le dépistage de troubles respiratoires du sommeil dans certaines populations à risque. Il est en général réalisé à domicile 

  • Oxymétrie nocturne  

Cet examen évalue la saturation en oxygène du sang durant la nuit. 

Il consiste à porter un capteur au bout du doigt pendant le sommeil. 

Simple et non invasif, il permet un dépistage rapide d’éventuels troubles respiratoires liés au sommeil ou de troubler d’oxygénation du sang. 

 

Certains examens du sommeil nécessitent une hospitalisation de nuit. Toutes les informations pratiques sont disponibles ici

Comment bien se préparer avant une consultation ? 

Avant de vous rendre en consultation, nous vous demandons de préparer toute une série d'informations et de documents (liste de vos médicaments, vos antécédents, les résultats de vos derniers examens, ...). Nous vous invitons également à lister les questions que vous souhaitez poser au spécialiste rencontré.   

Tout savoir sur votre consultation (préparation, déroulement, annulation ou report de rendez-vous) 

Certains examens du sommeil nécessitent une hospitalisation de nuit, notamment la polysomnographie, réalisée au sein de l’Unité des Troubles du Sommeil, située sur le site Citadelle. 

 

Des formalités spécifiques

Comme pour toute hospitalisation, des formalités d’admission sont à effectuer. 

Contrairement à d'autres hospitalisations, l'arrivée des patients se fait en fin de journée, après la fermeture des guichets. Il est donc obligatoire de réaliser une pré-admission soit en ligne, soit en journée, aux guichets d’hospitalisation situés dans le hall principal (site Citadelle - route 006), muni de votre convocation. 

Le lendemain du bilan 

En fonction de votre situation, des examens complémentaires peuvent vous être proposés. Leur nature et leur utilité vous seront expliquées par l’équipe infirmière. 

Comment se préparer avant une hospitalisation ? 

Avant votre hospitalisation, certaines démarches sont nécessaires comme les formalités d’admission et la préparation des documents requis. Anticiper ces étapes permet d’aborder votre séjour plus sereinement.

Tout savoir sur votre hospitalisation

Prise en charge des troubles de la respiration durant le sommeil 

Les hypopnées et apnées obstructives correspondent à des ralentissements ou arrêts temporaires de la respiration pendant le sommeil. Elles sont causées par une obstruction des voies aériennes supérieures, liée à la baisse du tonus musculaire et à certains facteurs anatomiques (amygdales volumineuses, surcharge graisseuse, luette élargie…).  

Ces événements perturbent la continuité du sommeil, provoquant : 

  • Fatigue importante
  • Somnolence diurne, notamment au volant
  • Troubles de la mémoire, de l’attention ou de l’humeur 

À long terme, le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives augmente le risque de maladies cardiovasculaires et peut réduire l’espérance de vie s’il n’est pas traité. 

Le traitement de référence est la pression positive continue (CPAP) : un appareil qui maintient les voies respiratoires ouvertes pendant la nuit. Il permet de restaurer un sommeil réparateur et de corriger les risques associés. 

Des solutions personnalisées (réglage de l’appareil, adaptation du masque, accompagnement psychologique) améliorent le confort et la tolérance. 

En fonction de la situation, d’autres options thérapeutiques peuvent être proposées, notamment en cas d’obstacle anatomique : traitements non invasifs tel que le xportd’une orthèse dentaire sur mesure ou chirurgie. 

Prise en charge de l’insomnie chronique

Des troubles du sommeil peuvent survenir ponctuellement, souvent liés à un contexte de stress ou d’anxiété. Dans ces cas, le médecin traitant peut vous accompagner. 

Mais lorsque l’insomnie devient chronique, une prise en charge spécialisée est recommandée. Lors de la première consultation, l’insomnie est évaluée, et des examens peuvent être proposés pour adapter le traitement. 

Selon les cas, le traitement peut inclure : 

  • Des médicaments
  • Des approches non médicamenteuses, comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ou la luminothérapie 

La TCC est particulièrement efficace pour les insomnies chroniques. Elle agit sur les habitudes de sommeil, les pensées liées au repos et les effets du manque de sommeil. Elle convient aussi aux personnes sous traitement ou souffrant d’une maladie chronique. 

75 à 80 % des patients constatent une amélioration rapide, en seulement quelques séances. 

Prise en charge des parasomnies

Les parasomnies regroupent des comportements inhabituels qui surviennent pendant le sommeil. Ces épisodes peuvent se produire à tout moment de la nuit et se manifester par des mouvements, des vocalisations ou des comportements plus complexes. 

Les principales parasomnies 

  • Bruxisme : contractions répétées de la mâchoire provoquant des grincements de dents. Une gouttière buccale permet de limiter l’usure dentaire.
  • Somniloquie : fait de parler en dormant, avec des sons, des mots ou des phrases. Ce phénomène est souvent sans conséquence et n’est généralement pas mémorisé.
  • Somnambulisme : comportements automatiques durant le sommeil, pouvant aller de simples gestes à des actions complexes (comme se lever ou faire du café). Le risque principal est la blessure, d’où l’importance de sécuriser l’environnement.
  • Cauchemars : rêves angoissants accompagnés de peur ou de détresse. S’ils deviennent fréquents ou perturbent le quotidien, une prise en charge est recommandée.
  • Terreurs nocturnes : épisodes de panique nocturne, fréquents chez l’enfant, parfois persistants à l’âge adulte. Ils s’accompagnent de cris, de mouvements de défense et d’une absence de souvenir au réveil.
  • Troubles du comportement en sommeil paradoxal : perte du relâchement musculaire pendant le sommeil paradoxal, entraînant l’“action” des rêves : gestes brusques, mouvements violents, vocalisations…
  • Paralysies du sommeil : un décalage entre l’éveil du cerveau et celui du corps durant souvent un court moment. Peut être effrayant pour le patient. 

Quelle prise en charge pour les parasomnies ? 

Le traitement repose sur plusieurs étapes :

  • Sécuriser l’environnement de sommeil pour éviter les blessures
  • Mettre en place des mesures préventives : meilleure hygiène de vie, réduction du stress, durée de sommeil suffisante
  • En cas d’échec, un traitement médicamenteux peut être envisagé 

Prise en charge du syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos, aussi appelé syndrome d’impatience des membres inférieurs, se manifeste par des sensations désagréables dans les jambes (picotements, fourmillements), en particulier le soir ou lors de périodes de repos. Ces sensations peuvent parfois toucher les bras et sont soulagées temporairement par le mouvement. 

Bien que ce trouble puisse sembler bénin, il gêne souvent l’endormissement, voire l’empêche complètement. Le besoin de bouger pour apaiser les sensations rend l’endormissement difficile, et le soulagement obtenu reste de courte durée. 

Dans certains cas, ces sensations peuvent être associées à des mouvements périodiques des jambes pendant le sommeil, ce qui perturbe davantage la qualité du repos. 

Le syndrome peut, dans certains cas, être lié à un manque de fer dans le sang, ce qui nécessite une évaluation médicale adaptée. 

La prise en charge repose d’abord sur des modifications de l’hygiène de vie : 

  • Réduction ou arrêt de la caféine, de la nicotine et de certains médicaments
  • Pratique d’une activité physique en journée, plutôt que le soir
  • Si ces ajustements ne suffisent pas à améliorer les symptômes, un traitement médicamenteux peut être envisagé. 

Prise en charge des mouvements périodiques des membres inférieurs durant le sommeil

Chez certaines personnes, le sommeil peut être perturbé par des mouvements involontaires et répétitifs des membres inférieurs. Ces mouvements peuvent concerner un orteil, une jambe entière ou l’ensemble du corps, et apparaître dans toutes les phases du sommeil, notamment en début de nuit. 

Le traitement repose sur : 

  • La suppression de certains médicaments pouvant favoriser ces mouvements
  • Si nécessaire, la mise en place d’un traitement médicamenteux spécifique 

Ces mouvements peuvent : 

  • Fragmenter le sommeil par des micro-éveils (éveils très courts)
  • Entraîner un sommeil non réparateur
  • Provoquer de la somnolence durant la journée
  • Gêner le co-dormeur 

Prise en charge des hypersomnies et de l'hypersomnolence

  • Hypersomnie : un besoin accru de sommeil 

L’hypersomnie se caractérise par un besoin important de sommeil sur 24 heures. Ce phénomène peut être normal chez certaines personnes (grands dormeurs) ou durant l’adolescence, où le besoin de sommeil augmente. 

Dans d’autres cas, l’hypersomnie peut être le signe d’une maladie, liée ou non au sommeil, et nécessite alors une évaluation médicale. 

  • Focus sur la narcolepsie 

La narcolepsie est une maladie du sommeil rare, provoquant des accès soudains de somnolence. Elle peut s’accompagner :

  • De paralysies du sommeil à l’endormissement ou au réveil
  • D’accès de cataplexie (perte brutale du tonus musculaire)

Elle est liée à un déficit en hypocrétine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’éveil. 

  • Hypersomnolence : une somnolence excessive en journée 

L’hypersomnolence désigne un besoin impérieux de dormir pendant la journée, malgré un temps de sommeil suffisant la nuit. Sa sévérité varie selon les cas : 

  • Formes légères : somnolence en fin de journée au repos
  • Formes sévères : endormissements dès le matin, pendant des activités quotidiennes (repas, conversation, conduite…) 

Les causes se répartissent en trois grandes catégories : 

  • Privation chronique de sommeil
  • Troubles respiratoires du sommeil (comme le syndrome d’apnées-hypopnées)
  • Maladies rares, comme la narcolepsie 

Ressources médicales

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