Tests d'effort sur vélo

Les tests d’effort réalisés sur bicyclette ergométrique constituent l’évaluation fonctionnelle à l’effort la plus couramment utilisée, aussi bien chez les personnes sédentaires que chez les sportifs. 

Chez le sportif, l’analyse des réactions cardio-circulatoires, respiratoires et métaboliques à l’effort, notamment lors d’une ergospirométrie, permet de mieux comprendre le fonctionnement de la filière énergétique aérobie. 

Cette évaluation permet notamment de définir : 

  • la puissance maximale aérobie, exprimée par la consommation maximale en oxygène (VO₂ max) et la puissance mécanique en watts 
  • la capacité aérobie, à partir des différents seuils
  • le rendement énergétique à l’effort 

Une évaluation la plus proche possible de la pratique sportive 

Pour être pertinente, l’évaluation doit être la plus spécifique possible. 

Le geste réalisé lors du test doit se rapprocher au maximum de celui pratiqué lors de l’activité sportive. 

C’est pourquoi différents types d’ergomètres ont été développés, comme : 

  • le tapis roulant pour le coureur à pied ou le skieur de fond
  • l’ergomètre à bras pour certaines disciplines
  • la bicyclette pour les cyclistes

Les bicyclettes ergométriques classiques présentent toutefois des limites pour les cyclistes : inconfort, position peu adaptée, pédales et réglages standards, éloignés des conditions réelles de pratique. 

Le Cyclus 2

Le Cyclus 2 est un ergomètre qui permet de réaliser un test d’effort avec son propre vélo. 

Il s’adresse : 

  • aux cyclistes amateurs ou compétiteurs
  • aux vététistes
  • aux triathlètes

L’utilisation du vélo personnel permet de respecter les réglages habituels (selle, pédales, position), et d’assurer des conditions biomécaniques proches de l’entraînement ou de la compétition pendant toute la durée du test.

La puissance est réglée de manière précise et reste constante pendant chaque palier, indépendamment de la fréquence de pédalage. 

Les tests réalisés sur Cyclus 2 explorent principalement la filière aérobie, mais certains tests permettent également d’évaluer les filières anaérobies. Ces derniers sont réservés à des athlètes jeunes et de haut niveau. 

Test de force maximale isocinétique 

Ce test explore le métabolisme anaérobie dans le cadre du diagnostic de performance. 

Il s’agit d’un test d’intensité supra maximale, très sollicitant, réservé aux cyclistes compétiteurs (débutants, juniors, espoirs, amateurs ou élites). 

La fréquence de pédalage est imposée. Le sujet doit produire un effort maximal, tandis que le Cyclus 2 adapte la force de freinage pour maintenir cette fréquence. 

Les variantes utilisées en pratique sont :

  • Test du moment de couple (test de force de traction) : le sportif réalise quatre efforts maximaux de 6 secondes à différentes fréquences de pédalage (70, 90, 110 et 130 rpm), avec des périodes de récupération. Ce test permet d’évaluer la capacité anaérobie alactique.
  • Test anaérobie de la Fédération allemande de cyclisme : un effort maximal est réalisé pendant une durée définie, avec une fréquence de pédalage imposée. Il permet d’étudier la capacité anaérobie lactique.
  • Test isocinétique de 90 secondes selon Lorenz et al : test d’une durée de 90 secondes, réalisé à 80 ou 90 rpm. 

Test anaérobie de Wingate (WanT) 

Le test de Wingate est utilisé pour l’exploration du métabolisme anaérobie. 

Le sportif réalise un effort maximal pendant 20 ou 30 secondes, avec une charge définie en fonction du poids corporel et de la cadence. 

Ce test permet d’évaluer : 

  • la puissance maximale
  • la puissance maximale relative
  • la puissance moyenne
  • la capacité anaérobie
  • l’indice de fatigue 

Ce test est réservé aux sportifs d’élite, pour lesquels la capacité anaérobie lactique représente un facteur important de performance (exemples : les sprinters sur piste, les patineurs de vitesse, les hockeyeurs sur glace, ...).